La randonnée aquatique en Polynésie française
Randonnée aquatique - Snorkeling : réglementation et démarches
Tu encadres ou tu exploites une activité de randonnée aquatique (snorkeling) en Polynésie française ?
Cette page te donne les règles essentielles à connaître, les obligations à respecter sur le terrain, et les points de sécurité à vérifier avant chaque mise à l’eau
Définition et responsabilité
Equipements & balisage
Cadre administratif et mise en conformité
Définition et responsabilité
Définition
La randonnée aquatique dite “snorkeling” est une activité de surface : les pratiquants évoluent simultanément suivant une même direction ou dans un même but.
Ils sont pourvus d’un équipement pouvant comporter un masque, un tuba et des palmes.
Ce cadre concerne les activités organisées depuis le rivage, un ponton ou un navire support.
Le texte “snorkeling” ne s’applique pas à :
la plongée en apnée,
la chasse sous-marine,
la plongée subaquatique à l’air ou aux mélanges.
2. Qui est responsable de quoi ?
Le directeur de randonnée aquatique
L’activité est placée sous la responsabilité d’un directeur de randonnée aquatique, désigné par le responsable de l’établissement.
Présent sur site, il fixe les conditions générales de mise en œuvre et s’assure que l’organisation est adaptée au niveau des pratiquants.
Il doit aussi s’assurer que les pratiquants ont pris connaissance des normes de sécurité et d’encadrement.
Le guide de randonnée aquatique
Le guide assure l’accueil, la présentation de l’activité et la sécurité des pratiquants.
Présent sur site, il exerce des fonctions de prévention et de surveillance, et doit pouvoir interrompre l’activité et extraire les pratiquants de toute situation à risque.
Selon l’analyse des risques et le niveau des participants, il peut assurer ses fonctions depuis la surface.
3. Sur le lieu d’activité : ce que tu dois pouvoir présenter
Sur le lieu d’activité, le directeur doit être en mesure de présenter ou d’afficher :
les titres et qualifications des personnels qui encadrent et assurent la surveillance
l’attestation d’assurance responsabilité civile
le récépissé de déclaration d’exploitation (EAPS)
les normes de sécurité et d’encadrement applicables
4. Encadrement
En randonnée aquatique, l’encadrement est limité à 8 pratiquants par guide.
Le groupe peut aller jusqu’à 12 uniquement si le directeur a évalué les risques et que les conditions sont particulièrement favorables (mer, courant, visibilité, niveau du public, organisation).
Equipements & balisage
1. Equipements des pratiquants
Équipement minimum
Chaque pratiquant doit être équipé a minima de :
un masque réglable
un tuba
des palmes
Le matériel doit être adapté à la morphologie et en bon état.
Flottabilité + signal sonore : l’obligation réglementaire
Quand les pratiquants ne peuvent pas prendre appui sur le fond ou évoluent transportés par un courant, l’établissement pourvoit obligatoirement un équipement individuel garantissant la flottabilité, équipé d’un signal sonore.
Le lestage est interdit.
Équipement individuel de flottabilité (EIF) : les préconisations DJS
À ce jour, la réglementation locale ne donne pas une liste “plus précise” d’équipements acceptables en toutes situations. Dans les faits, lorsqu’un accident survient, l’appréciation des responsabilités se fonde souvent sur des normes techniques existantes pour évaluer si les moyens de sécurité étaient adaptés.
C’est dans cet esprit que la DJS, en concertation avec la Brigade nautique, a formalisé des préconisations opérationnelles (notamment pour les sorties d’observation / whale watching).
À retenir :
Un EIF est un équipement porté sur soi qui assure une flottabilité suffisante (référence : normes ISO 12402).
Le signal sonore reste requis quel que soit l’EIF choisi.
Préconisations DJS & Brigade nautique (solutions concrètes) :
Accepté :
Gilet d’aide à la flottabilité 50 N (ISO 12402-5) : type jetski/sports nautiques, gilet multi-activités, gilet adapté à la nage
Combinaison néoprène ≥ 3 mm, bien ajustée (peut suffire selon le gabarit)
Non recommandé :
Brassières de sauvetage “classiques” (gênent la nage et la vision)
Bouées de nage libre (non portées sur le corps)
Frites de natation (non normées, non fixées au corps)
2. Assistance et sécurité collective
Selon l’analyse des risques et/ou le niveau du public, le directeur met à disposition :
un support de flottabilité collectif, disponible sur le site de pratique
et, si l’activité se fait depuis un navire support au mouillage, une ligne de corde flottante se terminant par une bouée, amarrée au navire
Balisage : rendre le groupe visible
la zone d’activité est balisée par le pavillon Alpha
si le groupe dérive et/ou si le navire ne mouille pas : un signal flottant visible sur tout horizon permet de signaler la présence du groupe
Secours : les indispensables terrain
Tu dois pouvoir alerter, rappeler le groupe, et prendre en charge une difficulté simple.
Repères pratiques à prévoir selon ton organisation :
un moyen de communication pour prévenir les secours
un moyen de rappel du groupe
de l’eau douce potable
une trousse de premiers secours adaptée
Cadre administratif et
mise en conformité
1. L’obligation de déclaration en tant qu’établissement (EAPS)
Une structure qui organise la randonnée aquatique est un établissement où se pratique une activité physique ou sportive : il doit être déclaré et à jour de sa situation administrative.
Sur le site, la DJS met à disposition :
le lien “Mes démarches” pour effectuer la déclaration / mise à jour
une notice “Déclarer / mettre à jour mon établissement (EAPS)”
2. L’obligation d’assurance
Le centre doit être assuré.
L’assurance doit couvrir au minimum :
la responsabilité civile de l’exploitant
la responsabilité civile de l’ensemble des encadrants
une assurance au bénéfice des pratiquants
3. L’obligation de déclaration d’accidents
Le texte “snorkeling” ne prévoit pas de formulaire dédié. En revanche, dès qu’il y a intervention médicale, l’évènement doit être signalé au titre du cadre général des APS.
Sans formulaire, un mail suffit.
À transmettre :
opérateur + contact
date/heure + lieu précis
effectif total + nombre d’encadrants
identité/âge de la victime
circonstances brèves + conditions (mer/courant/météo)
prise en charge médicale : intervenants, évacuation, destination
pièces utiles si disponibles : compte-rendu des secours, témoignages, éléments factuels
Mail à envoyé à : secretariat.djs@admnistration.gov.pf
4. Aide à la mise en conformité
La DJS met à disposition une checklist d’auto-contrôle pour aider les structures à vérifier, en amont, que les obligations réglementaires et les conditions de sécurité sont bien réunies.
Documents et modèles DJS
Textes de référence
Délibération n° 99-176 APF du 14 octobre 1999 (organisation et promotion des activités physiques et sportives en Polynésie française, version consolidée)
Arrêté n° 276 CM du 9 février 2004 relatif au contrôle de l’enseignement contre rémunération des APS