L'antidopage polynésien à l'heure océanienne : Virginie Ducasse à l'AG de l'ORADO à Auckland
Du 19 au 21 mai 2026, Virginie Ducasse, coordonnatrice Antidopage ( ADP) représentait la Polynésie française à Auckland, en Nouvelle-Zélande, à l'occasion de l'assemblée générale ordinaire de l'ORADO — l'Organisation Régionale Antidopage d'Océanie — tenue exceptionnellement en marge de l'assemblée générale de l'ONOC (Oceania National Olympic Committees), l'équivalent océanien du Comité International Olympique.
Une mission de trois jours dense et stratégique, qui s'inscrit pleinement dans la dynamique de préparation de la Polynésie française aux Jeux du Pacifique 2027.
L'ORADO, un réseau de 17 pays au service du sport propre
L'ORADO fédère 17 pays et territoires membres de la région Pacifique autour d'un objectif commun : accompagner, coordonner et renforcer les dispositifs nationaux de lutte antidopage. La Polynésie française en est membre à part entière.
Les journées de travail de cette assemblée générale avaient pour vocation de recenser les besoins de chaque territoire en matière d'accompagnement et de coordination, mais aussi de procéder à une mise à jour collective face aux évolutions réglementaires à venir : le Code mondial antidopage 2027, actuellement en cours de révision, imposera de nouvelles obligations à l'ensemble des membres. Anticiper ces changements, c'est précisément le rôle de ces rendez-vous régionaux.
Un moment fort : l'ouverture officielle de l'ONOC
La tenue simultanée des deux assemblées générales n'était pas anodine. Elle offrait aux membres de l'ORADO une opportunité rare : assister à l'ouverture officielle de l'ONOC, aux côtés des représentants des comités olympiques nationaux de toute l'Océanie.
Un signal fort de la convergence entre mouvement olympique et lutte antidopage à l'échelle régionale — et une occasion précieuse de renforcer les liens entre ces deux sphères, dont la coopération est indispensable à l'approche des grandes échéances sportives du Pacifique.
Rôles, responsabilités et cap commun
À cette occasion, la présidente de l'ORADO a rappelé avec clarté les rôles et responsabilités de chacun des membres en matière de lutte antidopage. Un cadrage essentiel à l'heure où les territoires du Pacifique se préparent à accueillir ou à participer à des compétitions de niveau international, avec des exigences réglementaires croissantes.
Pour Virginie Ducasse, cette prise de parole a également été l'occasion de partager les avancées du dispositif polynésien un programme en plein déploiement, avec des actions de sensibilisation menées auprès des fédérations, une campagne de communication territoriale, et des contrôles antidopage désormais effectifs sur le fenua.
Violence dans le sport : un sujet qui résonne au fenua
L'assemblée générale de l'ONOC a par ailleurs mis en lumière les questions de violence dans le sport — une thématique qui fait écho aux préoccupations actuelles de la Polynésie française. À l'approche des Jeux du Pacifique 2027, notre territoire ne peut faire l'impasse sur ces enjeux transversaux : intégrité, sécurité des athlètes, environnement sportif sain. Des valeurs qui se construisent dès maintenant, dans les clubs, les fédérations et les événements sportifs locaux.
Le réseautage, pilier invisible mais indispensable
Au-delà des séances de travail, ces trois journées à Auckland ont permis à Virginie Ducasse de tisser et de renforcer des liens avec les coordinateurs et représentants antidopage des autres territoires membres. Ce réseautage — souvent invisible depuis le fenua — est pourtant fondamental : il ouvre des canaux d'échange, de partage de bonnes pratiques et de solidarité régionale qui bénéficient directement aux athlètes polynésiens.
La DJS remercie l'ORADO pour l'organisation de ces journées de travail et salue l'investissement de Virginie Ducasse dans la représentation de la Polynésie française à l'échelle régionale.